Les six phases
Les fondations. La décision de départ, le temps réellement disponible, l'entourage, et combien de temps l'on peut tenir financièrement. Il en sort une décision écrite et datée — la première règle explicite du projet, et le premier examen de son habitabilité.
Le terrain. Qui sont les gens que l'on veut servir, ce qu'ils vivent, ce qu'ils disent quand on les écoute vraiment. Il en sort des preuves, pas des convictions.
La stratégie. Ce que le projet fait, et surtout ce qu'il ne fera pas. Il en sort un positionnement défendable et la liste écrite des renoncements — souvent la partie la plus utile.
Le modèle économique. D'où vient l'argent, à quelles conditions, et combien il faut vendre pour que cela tienne. Il en sort un seuil calculé, pas estimé : c'est là que la viabilité cesse d'être une intention.
Le déploiement. Comment les clients trouvent le projet, comment un contact devient un client, et à qui l'on dit non.
La gouvernance. Ce que l'on regarde chaque semaine, ce qui doit alerter, et ce dont l'activité dépend trop. Il en sort un projet qui supporte l'absence de celui qui le porte : c'est la mesure de sa capacité d'absorption.